L'europe a officiellement remis en cause, vendredi 30 septembre, la suprématie des Etats-Unis sur la régulation technique d'Internet, à l'occasion de la troisième et dernière réunion officielle avant le SMSI. Ce Sommet mondial sur la société de l'information, organisé par les Nations- Unies, doit se tenir du 16 au 18 novembre prochain à Tunis. Il aura pour objectif d'assurer une meilleure diffusion des technologies de l'information dans le monde, en particulier dans les pays les plus démunis.

Elle propose que la régulation du réseau mondial soit confiée, à un organisme relevant des Nations-Unies, à l'instar de l'UIT, l'Union internationale des télécommunications.

Du côté américain, ce sont plutôt les enjeux industriels, à commencer par le contrôle du serveur A DNS (qui détermine l'allocation des ressources Internet par pays ou les .com et .org) qui ont toujours primé. En résumé, les Etats-Unis ne sont pas prêts à partager. Et ils l'ont fait savoir haut et fort par la voix de leur ambassadeur David Gross. « Nous n'accepterons pas que les Nations-Unies prennent en charge la régulation de l'Internet », a affirmé celui-ci. Pour les Américains, il n'est « pas question d'approuver des mesures qui pourraient avoir des conséquences négatives pour la sécurité et la stabilité des noms de domaine », et par là même créer de nouveaux risques pour l'économie des Etats-Unis. ( L'europe s'oppose aux Etats Unis sur la gouvernance de l'Internet)

Bref les Etats Unis pensent que les organisations multilatérales de type ONUsien ne permettent pas de garantir la sécurité (enfin du moins la leur...). Ils préfèrent garder le contrôle de l'allocation des noms de domaines et par là les droit d'accès à Internet. Dans cette partie de bras de fer entre l'ancienne puissance et la nouvelle puissance montante, l'Afrique essaie de donner de la voix mais cela reste un peu faible. Cela va dans le sens de l'Europe (pour un conseil mondial de l'Internet), mais derrière le Sénégal, l'Afrique cherche à mettre en avant le problème fondamental de la fracture numérique mondiale, rappelant qu'en Afrique seulement 1 à 2 % des populations ont accès à Internet.

Sur l'Afrique et la gouvernance de l'Internet voir L'Afrique derrière la résolution de Dakar

Quant à la Chine : juste un mot pour dire que La Chine accentue la censure sur Internet ou encore La Chine renforce la censure sur les blogs et les pages perso