Dans le débat sur les risques des technologies convergentes, l'argument de leurs promoteurs pour invalider les positions des opposants est souvent de dénoncer leur catastrophisme et surtout leur ignorance des sujets dont ils s'inquiétent selon eux à tord. Une bonne information sur les sujets et le développement d'une culture scientifique devrait permettre de limiter cette phobie des technologies. L'argument tombe pratiquement de lui même dès lors que l'on s'intéresse d'un peu près aux positions rationnelles en principes des institutions financières d'assurance. On peut penser que ces sociétés dont l'objectif est de trouver le bon ratio économique primes/risques encourus de telle sorte que le coût soit supportable par l'assuré tout en laissant une marge de profit à la société d'assurance, ont su investiguer et interroger leurs clients pour connaitre la possibilité ou non de les assurer sur les risques existants. Que ces sociétés décident de ne pas courrir le risque de l'assurance sur les nanotechnologies en dit long sur l'espace d'incertitude qu'entoure encore ces technologies émergentes.

"Actuellement, quiconque produit ou utilise des nanomatériaux est à la merci à la fois des assureurs et des organismes de contrôle", indiquent les auteurs du document. Cette vulnérabilité est due à l'ignorance qui entoure le degré de sécurité offert par les nanomatériaux. Si telle ou telle partie des nanosciences ou des nanotechnologies est soupçonnée d'être dangereuse, la nouvelle réglementation pourrait alors avoir un impact négatif sur les activités et le programme d'action de l'entreprise. Si preuve est faite qu'il y a danger, la même entreprise pourra se trouver exposée à des demandes d'indemnisation et à des primes d'assurance élevées.

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